| Les familles Cottenoire/Cotnoir/Préville  
 

 

Cette section est réservée aux descendants d'Anthoine Cottenoir qui se sont distingués par leur talent, leur dévouement ou toute forme de contribution qui ayant fait connaître favorablement le nom des Cottenoir, Cotnoir et Préville.

Vous pouvez nous communiquer les réalisations de vos proches ou ancêtres qui ont contribué au rayonnement des Cottenoir, Cotnoir, et Préville, par leurs actions méritoires dans la société en nous faisant parvenir leur biographie ou en relatant leur histoire. Vous pouvez également nous communiquer vos expériences, nous relater vos aventures ou vos voyages dans le monde!.

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raymond.cotnoir@videotron.ca
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Merci

Raymond Cotnoir


 

Laurette Cotnoir-Capponi

Professeur de coupe, couture et dessin de Mode

Laurette Cotnoir, veuve de Luigi Capponi, directrice-professeur des Cours de Coupe-Couture et Dessin de Mode à l'École professionnelle portant son nom, Née le 3 janvier 1897, à Saint-Germain de Grantham, Comté de Drummond, P.Q., de Léon-Narcisse Cotnoir (décédé 1931) et Olivine (Duff) Cotnoir. Mademoiselle Cotnoir a été éduquée au Couvent de l'Assomption de son village natal où elle fut médaillée d'or pour la musique en 1911, puis au Mont Sainte-Marie, à l'École des Hautes Études et à l'Université de Montréal. En 1918 elle épousa Signor Luigi Capponi, fils du Comte Luigi Angelo Capponi de Florence (Italie) elle devint veuve 3 ans plus tard. Elle partit alors pour l'Italie et la France en voyage d'étude, puis revint au Canada où elle s'établit Couturière Professionnelle et fréquenta l'École des Beaux-Arts. Le succès qu'elle atteignit bientôt grâce à la formation technique et scientifique telle qu'on n'en donne qu'en France, orienta bientôt Madame Capponi vers l'enseignement de sa profession. Elle s'y consacra avec toute l'ardeur qui la caractérise et après un début modeste et sans appui, dans sa demeure de la rue Sherbrooke elle forma des professionnelles de la Coupe, Couture, et de la Mode dont quelques unes se sont déjà affirmées honorablement tant aux États-Unis qu'au Canada.

Il faut reconnaître à Madame Capponi un courage sans limite appuyé sur une science très éclairée de sa profession. L'École actuelle n'est encore que le premier jalon auquel il faut en ajouter bien d'autres, ce qui demande du temps et de la patience. En 1930, on débuta avec l'enseignement de la coupe et la couture; puis bientôt le Moulage et le Dessin de Mode, et dernièrement le cours par correspondance en français et en anglais. Madame Capponi étudie actuellement un programme de développement de toutes les professions manuelles à enseigner ici comme on le fait en Europe surtout en France, en Allemagne et en Pays Scandinaves.

Madame Capponi enseigne aussi un programme spécial de sa méthode à l'École Ménagère Provinciale où elle a créé une Bourse de Perfectionnement professionnel pour l'élève qualifiée en coupe et couture. Dès 1933 l'honorable L.-A. Taschereau alors Premier Ministre de la Province la félicita d'un geste fait au moment où la crise mondiale affectait tous les milieux et dont les résultats dans le domaine du vêtement ne se firent guère attendre. À son tour le MONTREAL METROPOLIS révéla en termes élogieux l'initiative de Madame Capponi, considérant comme le premier pas fait dans l'éducation professionnelle pratique, essentiellement féminine dans notre pays. En 1935, le Montreal Daily Star ainsi que Le Canadian Reference Blue Book reconnaissaient cette école comme la seule du genre dans le Dominion du Canada, et depuis, ses mérites en ont été démontrés par le succès des élèves graduées qui occupent maintenant chez nous des situations jusqu'ici remplies par des étrangers, dans un champ d'action presque sans limites, que Madame Capponi continuera à développer avec l'aide de ses assistantes spécialisées qu'elle a formées.

Mme Laurette Cotnoir Capponi est décédée le 10 octobre 1962. Elle était âgée de 65 ans.

Studios : 1414, rue Drummond. Montréal.

Source : Raphaël OUIMET, éd., Biographies canadiennes françaises, treizième édition, Montréal, 1937, 461p., p. 189. Le texte a été reformaté et les erreurs typographiques ont été corrigées.  

© 2004 Claude Bélanger, Marianopolis College

cette article est publié sur le site du Marionapolis College.

 

JEAN-GUY COTNOIR
Un homme d'action

Jean-Guy Cotnoir est né en 1927 à St-Bruno de Guigues, petite localité du Comté de Témiscamingue sur les bords du Lac du même nom. Il était le 4e enfant de Fortunat Cotnoir et Rose-Aimée Côté qui s'étaient installés sur un lot voisin de celui de son père, Joseph Hildege Cotnoir.

Fils de colon, Jean-Guy a vécu avec ses frères et sœurs sur ce lopin de terre qui n'arrivait que très difficilement à nourrir la famille. Pendant la crise, en 1933, son père a dû aller travailler à la mine à Noranda afin d'améliorer la situation familiale et en 1940, toute la famille déménageait à Noranda où Fortunat décédait d'un cancer en 1943. Quelques mois plus tard, Rose-Aimée décidait de retourner à la ferme avec les plus jeunes alors que Jean-Guy se trouvait du travail comme bûcheron tout en complétant une année d'étude à l'école des arts et métiers.

En 1947, il épousait à St-Bruno de Guigues, Rose-Alice Gauthier alors enseignante dans une école de rang du village de Guigues. Ils ont eu 3 garçons (Michel, Gilbert et François) et 2 filles (Genevièvre et Hélène). Jean-Guy et sa famille résidaient à Rouyn-Noranda depuis le mariage et ont même occupé en 1952 la maison Dumoulon, laquelle est un site historique depuis 1973.

Jean-Guy a travaillé à plusieurs endroits à des fonctions très diversifiées, mais c'est en 1952 qu'il trouvait sa véritable voie et qu'enfin il devenait camionneur. D'abord sur la livraison de meubles et autres articles achetés par catalogue chez Simpson puis un peu de déménagement et la livraison de journaux en 1957. En 1962, il formait sa propre compagnie sous le nom de Jean-Guy Cotnoir Transport Ltée principalement active dans le déménagement, mais il diversifia ses activités en acceptant l'agence de distribution de bière pour la compagnie Carling O'Keefe.

Ce travailleur acharné a fait prospérer sa compagnie et en 1969, il cédait la distribution de journaux à son fils Michel qui fonda sa propre compagnie Michel Cotnoir Inc. Gilbert qui s'était investi dans la compagnie accepta la gérance d'un compétiteur acheté par son père, Maxwell Moving en 1973.

Suite à l'acquisition de St-Yves Transport de Val d'Or, Gilbert demandait et obtenait la gérance en 1975.puis en 1979, suite à l'acquisition de Laval Express, Gilbert déménageait à Laval et dirigeait les opérations de cette nouvelle entité et il prit charge des opérations d'une autre acquisition à Ottawa, All Continents pendant que Michel demeurait à Rouyn tout en suivant de près l'évolution de la compagnie et en 1986, Jean-Guy désirant se retirer progressivement, Gilbert continuait les opérations de Transport Cotnoir et Michel récupérait toute la section transport et distribution de journaux.

En 1996, Jean-Guy vendait Déménagement Cotnoir de Rouyn et Michel achetait l'entrepôt qu'il devait déménager. C'était la fin de l'aventure pour Jean-Guy, mais l'entreprise devait continuer ses opérations sous la direction de Gilbert jusqu'en 2008, année où tous les actifs de la compagnies furent rachetés par l'un des associés.

Le 13 juin 1999, Rose-Alice décédait des suites d'un cancer et Jean-Guy, qui avait des problèmes de santé lui aussi se retrouvait seul. Avec l'aide d'une amie et des membres de sa famille, il pu demeurer dans sa maison jusqu'en 2007 et alors que sa santé se détériorait, il prit la décision d'emménager dans une résidence pour personnes âgées à Rouyn-Noranda.

Implications sociales

Outre son travail acharné et ses talents d'homme d'affaires, Jean-Guy a toujours été sensible à son environnement et s'est dévoué dans de multiples causes:

  • En 1957 il fut élu comme conseiller à la Ville de Rouyn,
  • En 1958 il devint membre du Club Richelieu où après de nombreuses années il recevait le titre de membre à vie. Lors d'événements de financement, comme le spectacle Richelieu, Rose-Alice participait en personnifiant la Bolduc,
  • En 1973, se tenaient les Jeux du Québec à Rouyn et Jean-Guy y occupa la fonction de responsable des activités protocolaires,
  • En 1974, il occupait les mêmes fonctions à l'occasion du championnat cycliste Canadien,
  • À la même époque il acceptait la présidence des jeux régionaux de l'Abitibi-Témiscamingue qui se sont tenus à Chapais,
  • En 1977 il était nommé président du Conseil régional de développement de l'Abitibi-Témiscamingue (CRDAT) poste qu'il a occupé pendant deux ans. Pendant son mandat Il a assisté à l'inauguration des barrages de la Baie James: Radisson, LG2 et LG3,
  • Ambulance St-Jean entre 1973 et 1987 qui lui valu une décoration décernée par le Gouverneur Général du Canada à titre de Frère Servant puis le titre d'officier et par la suite de Commandeur décernés par le Lieutenant-Gouverneur du Québec. Commandeur,
  • La Société Canadienne du Cancer où il a occupé le poste de président régional dès 1969. Jusqu'à 1982, il a siégé sur le Conseil d'administration provincial et a été élu vice-président et président provincial de cet organisme. Sous sa direction, il a vu naître les Maisons de soins palliatifs et la Journée Terry Fox. Lorsque son dernier mandat se termina, il reçu un certificat de membre à vie de la SCC accompagné d'un caducée en or,
  • En 1978, il était élu conseiller à la Ville de Noranda,
  • La Fondation des marchands de Canadian Tire du Québec où il a occupé un poste au sein du conseil d'administration pendant 5 ans à titre de représentant des clients,
  • L'Hôpital Youville de Noranda où il a siégé à titre de représentant des gens d'affaires sur le conseil d'administration,
  • La Jeune Chambre de Commerce et la Chambre de Commerce de Rouyn-Noranda dans lesquelles il s'est impliqué tout au long de sa vie lui ont remis un trophée Prisma, le reconnaissant comme un bâtisseur de Rouyn-Noranda,
  • En reconnaissance pour sa contribution significative au bien-être de ses compatriotes et de sa communauté, Jean-Guy était l'un des quarante lauréats à recevoir cette médaille commémorative qui avaient reçu la sanction royale pour le comté de Rouyn-Noranda et Témiscamingue.

Ses talents d'artiste

Une visite au chalet de Jean-Guy nous faisait découvrir un talent caché de cet homme d'action: Son amour pour la sculpture du bois et son ingéniosité à utiliser les formes parfois capricieuses du bois naturel.

Une souche est devenue une table de salon, une roue de moulin à scie s'est transformée en table de cuisine, des armoires agencées en bois de cèdre, une branche d'arbre devint un bar portatif, un arbre est devenu un bar à boisson et un autre abrita un système de son. D'un tronc de frêne, Jean-Guy construisit un lampadaire suspendu au dessus de la table de cuisine. Une souche fut transformée en un livre dont on pouvait distinguer les pages sur lesquelles un poème de Jean-Guy fut écrit.

Les poèmes écrits par Jean-Guy relatent l'histoire de plusieurs des objets qu'il a créé à partir de troncs d'arbre ou autres objets hétéroclites. D'autres relatent l'arrivée de ses petits-enfants et un autre intitulé: "Le Jour de l'An 1927" relate d'une façon originale, certains faits qui sont survenus depuis l'époque de sa conception jusqu'au jour de sa naissance en septembre 1927.

Conclusion

Jean-Guy est certes un homme d'action, mais c'est aussi un bâtisseur, un homme d'affaires, un philanthrope, un père de famille responsable, en un mot, un exemple de dévouement pour tous.

Un livre écrit en collaboration de sa fille Hélène et intitulé "Jean-Guy Cotnoir, Homme d'Action," a été publié en novembre 2005 aux Éditions de la Petite Nation où Jean-Guy y relate les événements marquants de sa vie. Nous pouvons dire qu'il a certes contribué à la renommée du nom Cotnoir au Québec, au Canada et même aux États-Unis.

NARCISSE COTNOIR, o.m.i.
( 1887-1961)

Curriculum vitae du père Narcisse Cotnoir selon les Archives générales OMI., Rome; archives provinciales O.M.I., Lowell, Massachusetts.
COTNOIR, Narcisse, né à Saint-Robert-sur-Richelieu, le 3 décembre 1887, de Narcisse Cotnoir, menuisier, et d'Exilda Saint-Martin; décédé à Boston, Massachusetts, le 6 mai 1961.

Narcisse étudia au collège de Sainte-Marie-du-Monnoir [Marieville] (1902-1907) et au petit séminaire de Saint-Hyacinthe (1908-1911), puis entra an noviciat de Lachine le 14 août 1911 et y prononça ses premiers vœux le 15 août 1912. II fit ensuite son oblation perpétuelle au scolasticat Saint-Joseph, à Ottawa, le 8 septembre 1915, et fut ordonné prêtre à Ottawa, le 17 juin 1916, par Mgr Charles-Hughes Gauthier, archevêque d'Ottawa.

D'abord de résidence à Saint-Sauveur à Québec (1917-1928) particulièrement chargé des jeunes, le père Cotnoir passa à la province oblate de Saint-Jean-Baptiste de Lowell en 1928 et travailla à la paroisse Saint-Joseph, à Lowell, Massachusetts (1928-1938), au juniorat de Colebrook, N.H. (1938), à la paroisse Saint-Pierre de Plattsburgh, N.Y. (1938-1941), à Hudson, N.H. (1941-1944) avec la charge de vicaire Dominical à Dracut, Mass. On le retrouve ensuite à Ia paroisse Sainte-Jeanne-d'Arc de Lowell (1944-1946), au noviciat de Colebrook (1946-1947). II fit alors un séjour à Béraud, Haïti (1947-1950) et fut aumônier des Sœurs de Saint-Francois-d'Assise

Éloge rendu dans le bulletin de la Société Historique Franco-Américain 1960-61
La Franco-Américanie perdit l'un de ses amis véritables dans la disparition inattendue, le samedi 6 mai dernier, du bon Père J.-Narcisse Cotnoir, o.m.i., du sanctuaire marial Notre-Dame-de-Grâces, de Colebrook, N. H., qui est venu tout doucement glisser vers son Éternité à  Boston, dans un affaiblissement constant qui le minait depuis peu de temps auparavant.

Actif jusqu'à  la fin, il était à  Lowell il y a quelques semaines pour y réconforter des amis et pour y célébrer un service, et des Lowellois lui ont fait visite à  Colebrook, une quinzaine avant sa mort, et il semblait encore bien après avoir été indisposé pendant quelques jours. Sans être la robustesse même, son état de santé ne laissait pas prévoir une fin aussi soudaine. Missionnaire pour évangéliser les pauvres, selon l'esprit du fondateur de sa congrégation religieuse, Mgr de Mazenod, c'est au milieu des simples fidèles et des jeunes, des humbles et des orphelins, des malheureux et des affligés, des missionnaires et des missions, des étudiants et des novices, des malades et des pèlerins qu'il exerça la plus grande partie de son ministère.

Sans jamais occuper un seul poste de commandement chez nous, à notre souvenance, il n'en aura pas moins un sens très profond de dévouement à chacune des obédiences qu’on lui aura confiées. Aumônier efficace de nos associations religieuses, nationales et patriotiques, il est aussi membre de nos sociétés culturelles et littéraires. Écrivain de mérite à  la plume facile et délicate, il confiera des articles hebdomadaires à ses amis de la presse franco-américaine pour en faire usage à leur gré. C'est à  nous-même qu'il fit l'offre avant la conférence du Géographe Raoul Blanchard sur "Les impressions d'un Français au Canada en 1932". à  l'Alliance française de Lowell, en la salle de la bibliothèque de Lowell High. le 6 décembre 1932.C'est ainsi que les lecteurs de l'ancienne "Étoile", de Lowell. ont pu lire "Jean des Tourelles" pendant plus d'une vingtaine d'années, et qu'après eux, ceux de "L'Impartial", de Nashua, N. H., ont pu le faire eux-mêmes pendant plus de dix années. Et ceci s'explique par le fait qu'il a contribué aux deux journaux ensemble pendant quelques années.

On a chanté la vallée Thérésienne du sanctuaire Ste-Thérèse de Dracut, Mass., où il eut maintes fois l'occasion d'aller faire du ministère, pendant son long stage de dix années à  Lowell, et même après cela pendant les absences du vicaire malade.C'est là  qu'il avait fixé la fête des grand'mamans en juillet. Il a chanté également, en ces dernières années, le sanctuaire au cœur mariai des Montagnes Blanches. Et l'on se souvient de sa vingtaine ou  trentaine de récits haïtiens à  son retour d'un stage de trois ans à  la mission d'Haïti. Ses articles ne cessaient de mettre en lumière les saines traditions et coutumes de chez nous et ses leçons morales étaient du meilleur enseignement religieux de nos jours.

Homme d'œuvres, comme on le voit, il aimait sa congrégation religieuse et il aimait nos propres œuvres franco-américaines, dont il fut toujours un sage conseiller et l'un des plus fermes appuis. On lui doit de courtes biographies d'orphelins, de frères convers, et tout un recensement des religieux décédés de sa congrégation publié à  plusieurs éditions, travail achevé après huit années de recherches pour le centenaire de la mort de Mgr de Mazenod, le 21 mai, que les Oblats célèbreront partout, notamment à  Marseille. Aumônier de l'Orphelinat Franco-Américain de Lowell, il sera intimement lié à  la fondation de l'Association des Anciens de cette institution; aumônier de conseils lowellois de l'Union St-Jean-Baptiste d'Amérique, il est de tous leurs événements et manifestations. Aumônier plus tard de l'hôpital St-Joseph de Nashua, N. H., il se prodiguera en prières et en consolations pour les malades et les religieuses, avec son franc sourire de toujours, après avoir fait, à  son tour, des chevauchées dans les mornes de la mission d'Haïti où il croira faire de plus en plus ascension vers le ciel dans ses montées d'un morne à  l'autre, ainsi qu'il l'écrira à des amis.

Au New Hampshire, il sera apôtre de la Légion de Marie qu'il cherchera à  répandre sur son passage. C'est par elle qu'il contribuera à  donner une orientation religieuse à  l'un de nos journaux franco-américains, "L'Impartial" de Nashua, pour le sauver de la décadence de notre presse en Franco-Américanie, après y avoir intronisé le Sacré-Coeur de Jésus comme "Chef d'atelier et de la direction". Il continuera aussi à  faire ses cueillettes d'aumônes pour pétales de roses en vue de la création de trois ou quatre bourses missionnaires permanentes pour Haïti. Et il s'intéressera également, au sanctuaire de Colebrook, à  multiplier les adhésions au Lien du Rosaire Vivant par tous ses messages de Noël et autres à  ses nombreux amis par toute la Nouvelle-Angleterre.

C'était un fervent de l'Alliance française de Lowell, de la Société Historique franco-américaine et de l'Alliance des journaux franco-américains de la Nouvelle-Angleterre. Originaire de St-Robert-de-Richelieu, près de Sorel, P.Q., le 3 décembre 1887, le Père Cotnoir fit ses études au petit séminaire de St- Hyacinthe, P.Q., et au scolasticat d'Ottawa, Ont., où il fit sa profession religieuse chez les Pères Oblats le 8 septembre 1915. Il recevait l'onction sacerdotale, le 17 juin 1916, des mains de Son Excellence Mgr Hugues Gauthier dans la cathédrale d'Ottawa. En 1917, sa première obédience le conduisit dans la paroisse St- Sauveur de Québec, où il rencontra l'apôtre du Sacré-Coeur, le Père Lelièvre, et où il passa dix années à  s'occuper des œuvres de jeunesse. Venu ensuite aux États-Unis dans la province St-Jean-Baptiste de Lowell, fondée depuis quelques années, il œuvre pour nous pendant bientôt trente-cinq années. Il est assistant à  St-Jean-Baptiste et à Ste-Jeanne-d'Arc, de Lowell, pendant dix ans, et il fera un stage au sanctuaire de Dracut dédié à  Sainte Thérèse.

Le 23 avril 1947, à  60 ans, il recevra son obédience pour aller travailler à  la vigne du Seigneur sous le ciel bleu et le soleil ardent de la mission d'Haïti. Puis de 1951 à  1958, il sera aumônier de l'hôpital St-Joseph de Nashua, N. H. Entre temps, à trois reprises, il reçut des obédiences pour le petit séminaire, puis noviciat et sanctuaire de Colebrook, comme professeur, puis comme sous-directeur du sanctuaire. Partout il est passé humblement et doucement en faisant le bien. Dieu seul sait tout le bien qu'il a fait en Franco-Américanie. Puisse le Seigneur le lui rendre largement dans l'Au-delà ! Modèle du clergé franco-américain de la relève, il n'y a pas d'autre voie à  suivre pour rester franco-américain et pour être digne du titre de franco-américain.

Il laisse pour le pleurer deux sœurs, deux demi-sœurs, ainsi que plusieurs neveux et nièces. Le décès est survenu à l'hôpital Deaconess de Boston, où le malade venait d'arriver après seulement cinq jours d'alitement. Délà  il avait écrit à  son 40e anniversaire d'ordination, en 1956, à  Nashua: ‘’ . . . C'est le moment pour moi de dévaler la colline . . . Bientôt, j'aurai à  répondre à  l'appel du Maître . . . La porte du temple sera close . . . Dans l'ombre disparaîtra l'autel gravi déjà  15,000 fois". Le Père Cotnoir est revenu au pays de ses premiers labeurs en Franco-Américanie pour la translation des restes et pour la récitation de l'office des morts, le lundi 8 mai, à 4 heures, en l'église St-Jean-Baptiste de Lowell, et pour ses obsèques le lendemain matin à 10 heures, avec inhumation à  côté de ses confrères Oblats au cimetière St-Joseph d'East Chelmsford, en banlieue, où il dort de son dernier sommeil en attendant la résurrection des morts. Ce collègue a eu l'occasion d'assister a nombre de fêtes de notre Société Historique comme invité. Ce n'est qu'assez récemment qu'il nous donnait son adhésion, peut-être pour remplacer un ancien Oblat disparu. Mais il était membre intéressé et dévoué au point de partir de Colebrook, "aux lignes" du Canada, pour assister à  nos réunions.

Paix à  son âme. Paix à  ses cendres!
Auteur : Antoine Clément


Note du webmestre: Le texte comporte certaines erreurs de français et quelques choix de mots douteux, mais volontairement nous avons laissé le texte tel qu'il est écrit dans le bulletin duquel il est copié.

JÉROME (JERRY) COTNOIR
Grand sportif, homme d'affaires et bénévole émérite

Né en 1924, à Shawinigan, Jerry rencontra Louisette Toutant et ils se marièrent en 1947 à Shawinigan. Ils ont eu trois filles. Pendant les 6 premières années, Jerry a pouvu aux besoins de sa famille grâce à ses talents sportifs en jouant au hockey à titre professionnel dans la ligue américaine sur la côte Ouest et l'été, il jouait au baseball pour l'équipe de Québec, ce wqui occasionnait deux déménagements paar année
Ils se sont installés à Trois-Rivières en 1970 après avoir occupé diverses fonctions dans de nombreuses régions du Québec: Directeur des sports à Amos, employé chez la distillerie Melchers à Sherbrooke et ,en 1966, débutait sa carrière de 27 ans au sein de la brasserie Molson, d'abord à Sherbrooke, puis à Montréal et finalement à Trois-Rivières en 1970.
Son implication dans le monde des affaires de même que ses nombreuses actions bénévoles reliées au monde du sport dans la région de Trois-Rivières et ailleurs au Québec ont fait en sorte que lorsqu'il a pris sa retraite en 1987, la population de Trois-Rivières ont tenu à souligner son engagement en ui rendant un vibrant hommage, en plus d'attribuer son nom à l'aréna de Trois-Rivières Ouest
En 1989, Jerry fut intronisé au Temple de la Renommée Sportive de la Mauricie.

Pour en connaître davantage, vous êtes invité à lire le cahier spécial du Nouvelliste de Trois-Rivières qui relate sa carrière et son implication au sein de cette région. Cliquez ici
Merci à Fernand Cotnoir pour nous avoir fait connaître ce cahier spécial